Quelle place peuvent et doivent prendre les hommes dans la lutte contre les violences faites aux femmes ? Comment être un bon allié de la cause féministe quand on est un homme ? Des questions fondamentales sur lesquelles se sont penchées Sarah Barukh, écrivaine et activiste contre les violences faites aux femmes, et Julien Sandrel, écrivain.
Dans la deuxième partie de l'émission, Virginie Guilhaume reçoit Cynthia Kafka, professeure des écoles et autrice. Elle partagera "Au train où va la vie", son dernier ouvrage. Un livre passionnant, touchant et drôle, qui raconte aussi une partie de sa vie : près de dix ans dans l'Éducation nationale.
Une professeure de lettres, Cécile Roy, propose à ses élèves de revisiter Les Précieuses ridicules. Très vite, ce projet pédagogique se transforme en véritable aventure humaine, où les débats s'ouvrent et les consciences s'éveillent, que la caméra de Fanny Guiard-Norel capte pour en faire un film : "Précieuse(s") sort en salles ce mercredi.
À travers la pièce de Molière, ces élèves s'emparent de sujets qui résonnent encore fortement : patriarcat, place des femmes, liberté de parole. La scène devient un espace d'expression et de transformation de soi. On en parle avec Fanny Guiard-Norel, réalisatrice de "Précieuse(s)", et Diama Sebor Sylla, élève participante au documentaire
Et si la poésie était d'abord une manière de dire non ? Avec "La révolte en poésie", Isabelle Pandazopoulos, l'invitée de cette émission, compose une traversée puissante d'Homère à nos jours, où les mots deviennent des gestes, et les vers des prises de position.
Parler aux jeunes, ce n'est pas simplifier, c'est oser l'intensité. Ces textes montrent que la poésie peut encore toucher, déranger, réveiller, donner des mots à ce que l'on ressent confusément, lire, prendre le temps, comprendre... Aussi, la poésie devient un espace pour penser le monde et pour se tenir face à lui, debout.
Les voix des femmes occupent une place centrale dans cette anthologie. Elles disent l'oppression, l'émancipation, le corps, la liberté, l'urgence de parler. La révolte s'écrit aussi au féminin, avec une force dont on a profondément besoin aujourd'hui.
Mélissa Anton vit avec son arrière-grand-mère de 101 ans et raconte cette surprenante colocation sur les réseaux sociaux, derrière le pseudonyme de Mel & Fernande et dans l'ouvrage « En la regardant vieillir, j'ai appris à vivre », paru le 4 mars dernier aux éditions Fayard.
Avant d’habiter avec son arrière-petite-fille, Fernande passe un mois dans un EHPAD. Un mois durant lequel Mélissa Anton note plusieurs dysfonctionnements et se rend compte que rien n’incite les résidents de l’établissement à sociabiliser ou ne les stimule.
« Très clairement, ils le disent : "tous les jours, ils attendent que ce soir le dernier" », ajoute Mélissa Anton.
Ancienne prof d'anglais, aujourd'hui humoriste, Amy London a tout plaqué pour monter sur scène et raconter sa vie sans filtre. Avec "J'étais pas prête", elle transforme ses virages de vie, ses doutes et ses KO en moments drôles. Un spectacle intime, cash, et furieusement vivant.
Sur les réseaux sociaux, Amy London ne vend pas du rêve et raconte la vie, le réel, la fatigue, les galères, les joies bancales, les victoires du quotidien... Une parole brute, sincère, qui parle à toute une génération en quête d'authenticité plutôt que de perfection.
Maman solo, artiste, femme en reconstruction permanente... Amy London interroge avec humour et lucidité ce que veut dire être parent. Entre charge mentale, résilience et autodérision, elle pose une question simple : comment on fait quand on n'était pas prête ?
Avec "La Classe Fantastique", Emmanuelle Cosso transforme le quotidien scolaire en terrain d’aventures et de mystères, à travers une classe remplie d’enfants différents, sensibles, drôles et profondément attachants. Deux tomes déjà parus, et au cœur de cette série : valoriser la singularité, parler des enfants neuro-atypiques sans étiquettes ni leçons, avec humour et tendresse. Ici, l’école devient un laboratoire d’émotions et de vivre-ensemble, où grandir, c’est aussi apprendre à regarder l’autre autrement. On en parle avec son autrice sur le plateau de Patrice Boisfer.
Un stage de seconde, une radio locale et un ado qui cherche sa place... Avec "Les périphériques", Jean-Philippe Blondel signe un roman d'apprentissage contemporain sensible et lucide, où quand une petite expérience devient un grand tournant, une histoire de voie qu'on trouve, de regard qui change et d'un futur qui s'esquisse.
Derrière le récit, une question centrale : sommes-nous vraiment égaux face au futur ? Réseau, territoire, chances de départ... Le roman met en lumière ce que l'école et la société laissent souvent dans l'angle mort : ceux qui partent de plus loin, ceux qui cherchent une porte d'entrée, ceux qui vivent en périphérie au sens propre comme au sens figuré.
Enseignant, écrivain, Jean-Philippe Blondel observe l'adolescence au plus près, sans caricature ni condescendance. Livre après livre, il raconte les espoirs, les silences et les élans de toute une génération.
"Permettre à chacun d'avoir accès à l'ensemble des connaissances du monde, sans frontière, sans barrière, sans limite", c'est encore aujourd'hui l'objectif de Wikipédia depuis maintenant 25 ans, comme l'explique Rémy Gerbet, directeur général de Wikimédia France, l'association qui soutient la connaissance libre et notamment Wikipédia en français.
Si ce projet a pu voir le jour en 2001 et est aujourd'hui si populaire, c'est grâce au travail de millions de contributeurs bénévoles, animés par la volonté de rendre le savoir accessible, raconte Rémy Gerbet.
Tout part d'une idée simple, et pourtant essentielle : ne pas laisser les histoires de nos grands-parents se perdre dans le silence. Avec MEMO, Marion Thorin a créé un média qui capte ces récits de vie, ces souvenirs ô combien précieux, et les transforme en vidéo ou podcast, pour en faire une mémoire vivante accessible à tous.
Transmettre, ce n'est pas seulement raconter le passé. C'est donner des clés pour comprendre un peu mieux le présent. À travers chaque témoignage, MEMO nous rappelle que nos aînés sont des passeurs d'histoires, d'expériences, d'erreurs et de victoires et que ces paroles valent de l'or.
Au-delà des histoires individuelles, ces récits racontent aussi notre société, ses fractures, ses évolutions et ses combats. Mémoire entre générations, reconnaissance des aînés... avec MEMO, une question s'impose : que dit notre façon d'écouter nos anciens du monde que nous construisons ?
Dans « Les enfants de la résistance », adaptation de la bande dessinée de Vincent Dugomier et Benoît Ers, Christophe Barratier raconte l’histoire de trois enfants, François, Eusèbe et Lisa, pendant la période de l’occupation, en 1940.
Pour Christophe Barratier, « Les enfants de la résistance » est un film qui intéressera toute la famille : les parents et les grands-parents pour le côté historique, et les plus jeunes pour ses côtés plus légers avec les enfants.
Avec son film "Les Enfants de la Résistance", Christophe Barratier choisit un point de vue rare et puissant : celui des enfants. Des enfants qui ne sont pas de simples témoins, mais des acteurs de l’Histoire, avec leurs peurs et leur courage. Inspiré d’une bande dessinée, ce film sorti en salle ce 11 février parle d’hier pour mieux interroger aujourd’hui : qu’est-ce que résister ? Qu’est-ce que s’engager ? Invité de Patrice Boisfer, le célèbre réalisateur nous introduit ce projet qui parle de sincérité, de révolte, de transmission et de reconstruction de soi.
En 2014, alors qu'il rend visite à sa mère, William Irigoyen trouve un livre consacré aux réseaux de la résistance, dont l'un des paragraphes porte sur ses grands-parents.
Le journaliste y découvre la véritable identité de sa grand-mère ainsi que "ses faits d'armes", et décide d'enquêter sur son histoire.
William Irigoyen enquête ensuite pendant dix ans et raconte l'histoire de sa grand-mère, Mireille Poulet, dans "34 rue Neuve", paru le 21 janvier dernier.