Le 2 septembre 1998, le vol 111 de la Swissair s'écrase dans l'océan Atlantique, au large du Canada, et provoque la mort des 229 personnes à bord. Un drame qui a brisé des familles et parmi elles, celle de Talel Aronowicz. Une tragédie aérienne devenue traumatisme collectif, mais aussi devenue une histoire intime, longtemps restée enfouie.
Vingt-huit ans plus tard, une question persiste : que fait-on d'un drame dont on ne parle jamais ? Quand le silence s'installe, que reste-t-il de la mémoire ? À travers un travail d'enquête intime, Talel Aronowicz remonte le fil d'une histoire familiale fragmentée pour comprendre, transmettre et peut-être aussi réparer.
Ancienne avocate, Talel Aronowicz change de voie pour raconter autrement. Avec le dessin comme langage, elle transforme l'indicible en images et le silence en récit. Son roman graphique, "Vol 111 - Sous les vagues", est un hommage, une quête identitaire et une tentative de faire dialoguer les générations.
Entre #MeToo et le consentement d'un côté, et un accès facile à la pornographie et à des vidéos violentes de l'autre, comment les jeunes abordent-ils leur sexualité aujourd'hui ? C'est tout le sujet de "Crush : nos premières fois", le dernier documentaire de Marie Bonhommet.
Dans ce film, diffusé pour la première fois sur France 2 le 8 avril dernier et disponible en VOD, la réalisatrice suit un groupe de jeunes de 15 à 18 ans, au moment de leurs premières fois.
"La guerre des boutons", "Jeux d'enfants", "Compostelle"... Plusieurs fois durant sa carrière de réalisateur, Yann Samuell a placé la jeunesse au centre de ses récits, pour qui il explique "avoir une grosse compassion".
Une jeunesse qui "évolue à une vitesse de folie", mais qui "ne voit que l'avenir", la faute, selon lui, aux réseaux sociaux et à la vision qu'ils offrent sur l'état de la planète, des démocraties ou encore des libertés fondamentales.
Avec "Reine enquête, baisers, crimes et alibis", Louise Aleksiejew signe une BD à la croisée du polar, de la comédie et de la romance. Une œuvre drôle et surprenante, dont l'héroïne est une détective pas comme les autres. Le parti pris de l'autrice : mettre en scène des femmes du troisième âge, souvent absentes des récits, et leur offrir des histoires d’amour, de désir et d’aventure. Une façon de bousculer les représentations et de rappeler que l’envie de vibrer n’a pas d’âge. Artiste plasticienne reconnue, Louise Aleksiejew interroge aussi à travers son travail notre manière de raconter et de regarder le monde. Elle est notre invitée ce matin.
Guillaume Gomez entre à l'Élysée en 1997 comme responsable de poste, gravit les échelons et devient chef des cuisines de l'Élysée en 2013.
Pendant plus d'un quart de siècle, Guillaume Gomez sert quatre présidents et devient un des observateurs privilégiés des jeux de pouvoir qui s'exercent lors des repas présidentiels.
Il raconte cette période de sa vie dans un livre, "À la table du destin", paru le 13 janvier dernier.
Quelle place peuvent et doivent prendre les hommes dans la lutte contre les violences faites aux femmes ? Comment être un bon allié de la cause féministe quand on est un homme ? Des questions fondamentales sur lesquelles se sont penchées Sarah Barukh, écrivaine et activiste contre les violences faites aux femmes, et Julien Sandrel, écrivain.
Dans la deuxième partie de l'émission, Virginie Guilhaume reçoit Cynthia Kafka, professeure des écoles et autrice. Elle partagera "Au train où va la vie", son dernier ouvrage. Un livre passionnant, touchant et drôle, qui raconte aussi une partie de sa vie : près de dix ans dans l'Éducation nationale.
Une professeure de lettres, Cécile Roy, propose à ses élèves de revisiter Les Précieuses ridicules. Très vite, ce projet pédagogique se transforme en véritable aventure humaine, où les débats s'ouvrent et les consciences s'éveillent, que la caméra de Fanny Guiard-Norel capte pour en faire un film : "Précieuse(s") sort en salles ce mercredi.
À travers la pièce de Molière, ces élèves s'emparent de sujets qui résonnent encore fortement : patriarcat, place des femmes, liberté de parole. La scène devient un espace d'expression et de transformation de soi. On en parle avec Fanny Guiard-Norel, réalisatrice de "Précieuse(s)", et Diama Sebor Sylla, élève participante au documentaire
Et si la poésie était d'abord une manière de dire non ? Avec "La révolte en poésie", Isabelle Pandazopoulos, l'invitée de cette émission, compose une traversée puissante d'Homère à nos jours, où les mots deviennent des gestes, et les vers des prises de position.
Parler aux jeunes, ce n'est pas simplifier, c'est oser l'intensité. Ces textes montrent que la poésie peut encore toucher, déranger, réveiller, donner des mots à ce que l'on ressent confusément, lire, prendre le temps, comprendre... Aussi, la poésie devient un espace pour penser le monde et pour se tenir face à lui, debout.
Les voix des femmes occupent une place centrale dans cette anthologie. Elles disent l'oppression, l'émancipation, le corps, la liberté, l'urgence de parler. La révolte s'écrit aussi au féminin, avec une force dont on a profondément besoin aujourd'hui.
Mélissa Anton vit avec son arrière-grand-mère de 101 ans et raconte cette surprenante colocation sur les réseaux sociaux, derrière le pseudonyme de Mel & Fernande et dans l'ouvrage « En la regardant vieillir, j'ai appris à vivre », paru le 4 mars dernier aux éditions Fayard.
Avant d’habiter avec son arrière-petite-fille, Fernande passe un mois dans un EHPAD. Un mois durant lequel Mélissa Anton note plusieurs dysfonctionnements et se rend compte que rien n’incite les résidents de l’établissement à sociabiliser ou ne les stimule.
« Très clairement, ils le disent : "tous les jours, ils attendent que ce soir le dernier" », ajoute Mélissa Anton.
Ancienne prof d'anglais, aujourd'hui humoriste, Amy London a tout plaqué pour monter sur scène et raconter sa vie sans filtre. Avec "J'étais pas prête", elle transforme ses virages de vie, ses doutes et ses KO en moments drôles. Un spectacle intime, cash, et furieusement vivant.
Sur les réseaux sociaux, Amy London ne vend pas du rêve et raconte la vie, le réel, la fatigue, les galères, les joies bancales, les victoires du quotidien... Une parole brute, sincère, qui parle à toute une génération en quête d'authenticité plutôt que de perfection.
Maman solo, artiste, femme en reconstruction permanente... Amy London interroge avec humour et lucidité ce que veut dire être parent. Entre charge mentale, résilience et autodérision, elle pose une question simple : comment on fait quand on n'était pas prête ?
Avec "La Classe Fantastique", Emmanuelle Cosso transforme le quotidien scolaire en terrain d’aventures et de mystères, à travers une classe remplie d’enfants différents, sensibles, drôles et profondément attachants. Deux tomes déjà parus, et au cœur de cette série : valoriser la singularité, parler des enfants neuro-atypiques sans étiquettes ni leçons, avec humour et tendresse. Ici, l’école devient un laboratoire d’émotions et de vivre-ensemble, où grandir, c’est aussi apprendre à regarder l’autre autrement. On en parle avec son autrice sur le plateau de Patrice Boisfer.
Un stage de seconde, une radio locale et un ado qui cherche sa place... Avec "Les périphériques", Jean-Philippe Blondel signe un roman d'apprentissage contemporain sensible et lucide, où quand une petite expérience devient un grand tournant, une histoire de voie qu'on trouve, de regard qui change et d'un futur qui s'esquisse.
Derrière le récit, une question centrale : sommes-nous vraiment égaux face au futur ? Réseau, territoire, chances de départ... Le roman met en lumière ce que l'école et la société laissent souvent dans l'angle mort : ceux qui partent de plus loin, ceux qui cherchent une porte d'entrée, ceux qui vivent en périphérie au sens propre comme au sens figuré.
Enseignant, écrivain, Jean-Philippe Blondel observe l'adolescence au plus près, sans caricature ni condescendance. Livre après livre, il raconte les espoirs, les silences et les élans de toute une génération.