Une rue comme il en existe partout, et pourtant une rue qui raconte plus d'un siècle d'histoire, de 1890 à 2026. Des visages, des langues, qui se heurtent, se croisent, s'entremêlent. Une fresque vivante où chaque détail compte, où chaque fenêtre raconte une époque.
Avant même le titre, une phrase s'impose : on ne quitte pas un pays par hasard. Un point de départ essentiel pour comprendre l'immigration autrement. Ce livre devient alors un véritable outil pédagogique pour transmettre l'histoire, déconstruire les idées reçues et ouvrir le regard des plus jeunes.
À travers ses illustrations, Magali Attiogbé ne se contente pas de dessiner, elle raconte, elle relie, elle éclaire. Son regard transforme une rue en miroir de notre société. Un travail sensible, engagé, qui interroge notre capacité à accueillir, comprendre et vivre ensemble dans Rue des Quatre-Vents - Au fil des migrations.
À la veille de la Journée mondiale du livre, le Grand JT de l'Éducation fait un focus sur le rapport qu'entretiennent les enfants et les adolescents avec la lecture. Selon la dernière étude du Centre national du livre, les jeunes passent dix fois plus de temps sur les écrans qu'à lire des livres. Alors, comment leur donner le goût de la lecture ? Nous en parlerons en première partie avec Gilles Vernet, qui porte la double casquette d'enseignant et d'écrivain.
L'écriture fait son retour en force. De plus en plus de Français la voient comme un moyen d'expression et de création. L'autopublication est d'ailleurs en plein essor et, dans ce contexte, la première édition du Congrès des passionnés d'écriture se tient ce jeudi 23 avril à Paris. Plus de détails avec Marjorie Leblanc Charpentier, co-fondatrice de The Artist Academy, en deuxième partie d'émission.
Une plateforme qui casse les codes pour donner goût aux classiques. Extraits courts, navigation intuitive, plaisir avant analyse... Avec plus de 500 textes et des dizaines d'auteurs, "litteraturefrancaise.net" propose d'autres portes d'entrée dans la littérature, bien plus libres, plus vivantes et plus accessibles.
Moins de lecture, plus de distance avec les grands textes d'auteurs... Pour les plus jeunes, les classiques deviennent un obstacle plutôt qu'une découverte. Entre programmes scolaires exigeants et perte du plaisir de lire, la rupture se fait tôt, parfois très vite, et elle interroge profondément notre manière de transmettre la littérature aujourd'hui.
Et si on changeait de méthode ? Commencer par un extrait, écouter la musicalité d'un texte, ressentir avant même de comprendre... Une autre approche émerge, plus sensorielle, plus émotionnelle, pour reconnecter les jeunes à l'imaginaire et faire de la lecture une expérience et surtout pas une contrainte.
Mattieu Binder, fondateur du site "litteraturefrancaise.net", est l'invité de cette émission.
Un récit intime, frontal, sans détour. Dans "À cœur vaillant", Claire Hestia met des mots sur un traumatisme sexuel vécu dans l’enfance. Elle raconte une innocence brisée, une adolescence marquée, et le long processus de reprendre possession de son histoire. Au cœur de son témoignage, il y a le poids du silence. Pendant des années, elle porte seule ce secret, par peur de détruire les siens, avec l'envie de les protéger, notamment sa mère. Puis il y a l’après. Les traces laissées dans le corps, dans l’image de soi, dans le rapport à la nourriture, et plus largement au monde. Comment se reconstruire après ça ? Que signifie vraiment “aller mieux” ? Claire Hestia est notre invitée sur le plateau.
Le 2 septembre 1998, le vol 111 de la Swissair s'écrase dans l'océan Atlantique, au large du Canada, et provoque la mort des 229 personnes à bord. Un drame qui a brisé des familles et parmi elles, celle de Talel Aronowicz. Une tragédie aérienne devenue traumatisme collectif, mais aussi devenue une histoire intime, longtemps restée enfouie.
Vingt-huit ans plus tard, une question persiste : que fait-on d'un drame dont on ne parle jamais ? Quand le silence s'installe, que reste-t-il de la mémoire ? À travers un travail d'enquête intime, Talel Aronowicz remonte le fil d'une histoire familiale fragmentée pour comprendre, transmettre et peut-être aussi réparer.
Ancienne avocate, Talel Aronowicz change de voie pour raconter autrement. Avec le dessin comme langage, elle transforme l'indicible en images et le silence en récit. Son roman graphique, "Vol 111 - Sous les vagues", est un hommage, une quête identitaire et une tentative de faire dialoguer les générations.
Entre #MeToo et le consentement d'un côté, et un accès facile à la pornographie et à des vidéos violentes de l'autre, comment les jeunes abordent-ils leur sexualité aujourd'hui ? C'est tout le sujet de "Crush : nos premières fois", le dernier documentaire de Marie Bonhommet.
Dans ce film, diffusé pour la première fois sur France 2 le 8 avril dernier et disponible en VOD, la réalisatrice suit un groupe de jeunes de 15 à 18 ans, au moment de leurs premières fois.
"La guerre des boutons", "Jeux d'enfants", "Compostelle"... Plusieurs fois durant sa carrière de réalisateur, Yann Samuell a placé la jeunesse au centre de ses récits, pour qui il explique "avoir une grosse compassion".
Une jeunesse qui "évolue à une vitesse de folie", mais qui "ne voit que l'avenir", la faute, selon lui, aux réseaux sociaux et à la vision qu'ils offrent sur l'état de la planète, des démocraties ou encore des libertés fondamentales.
Avec "Reine enquête, baisers, crimes et alibis", Louise Aleksiejew signe une BD à la croisée du polar, de la comédie et de la romance. Une œuvre drôle et surprenante, dont l'héroïne est une détective pas comme les autres. Le parti pris de l'autrice : mettre en scène des femmes du troisième âge, souvent absentes des récits, et leur offrir des histoires d’amour, de désir et d’aventure. Une façon de bousculer les représentations et de rappeler que l’envie de vibrer n’a pas d’âge. Artiste plasticienne reconnue, Louise Aleksiejew interroge aussi à travers son travail notre manière de raconter et de regarder le monde. Elle est notre invitée ce matin.
Guillaume Gomez entre à l'Élysée en 1997 comme responsable de poste, gravit les échelons et devient chef des cuisines de l'Élysée en 2013.
Pendant plus d'un quart de siècle, Guillaume Gomez sert quatre présidents et devient un des observateurs privilégiés des jeux de pouvoir qui s'exercent lors des repas présidentiels.
Il raconte cette période de sa vie dans un livre, "À la table du destin", paru le 13 janvier dernier.
Quelle place peuvent et doivent prendre les hommes dans la lutte contre les violences faites aux femmes ? Comment être un bon allié de la cause féministe quand on est un homme ? Des questions fondamentales sur lesquelles se sont penchées Sarah Barukh, écrivaine et activiste contre les violences faites aux femmes, et Julien Sandrel, écrivain.
Dans la deuxième partie de l'émission, Virginie Guilhaume reçoit Cynthia Kafka, professeure des écoles et autrice. Elle partagera "Au train où va la vie", son dernier ouvrage. Un livre passionnant, touchant et drôle, qui raconte aussi une partie de sa vie : près de dix ans dans l'Éducation nationale.
Une professeure de lettres, Cécile Roy, propose à ses élèves de revisiter Les Précieuses ridicules. Très vite, ce projet pédagogique se transforme en véritable aventure humaine, où les débats s'ouvrent et les consciences s'éveillent, que la caméra de Fanny Guiard-Norel capte pour en faire un film : "Précieuse(s") sort en salles ce mercredi.
À travers la pièce de Molière, ces élèves s'emparent de sujets qui résonnent encore fortement : patriarcat, place des femmes, liberté de parole. La scène devient un espace d'expression et de transformation de soi. On en parle avec Fanny Guiard-Norel, réalisatrice de "Précieuse(s)", et Diama Sebor Sylla, élève participante au documentaire
Et si la poésie était d'abord une manière de dire non ? Avec "La révolte en poésie", Isabelle Pandazopoulos, l'invitée de cette émission, compose une traversée puissante d'Homère à nos jours, où les mots deviennent des gestes, et les vers des prises de position.
Parler aux jeunes, ce n'est pas simplifier, c'est oser l'intensité. Ces textes montrent que la poésie peut encore toucher, déranger, réveiller, donner des mots à ce que l'on ressent confusément, lire, prendre le temps, comprendre... Aussi, la poésie devient un espace pour penser le monde et pour se tenir face à lui, debout.
Les voix des femmes occupent une place centrale dans cette anthologie. Elles disent l'oppression, l'émancipation, le corps, la liberté, l'urgence de parler. La révolte s'écrit aussi au féminin, avec une force dont on a profondément besoin aujourd'hui.