Pour Vida Konikovic, directrice générale de la Cité de l'Économie, l'argent de poche remplit un rôle éducationnel car il est "très important d'apprendre à gérer un budget, de voir que l'argent ne tombe pas du ciel".
Cette notion d'éducation financière est travaillée à la Cité de l'Économie avec les enfants "en leur parlant de la valeur de l'argent", explique Vida Konikovic, mais également en famille, "en favorisant les échanges entre les parents et les enfants".
Il est également important de lever le "tabou" autour de l'argent dès le plus jeune âge, parce qu'il "ne profite à personne, surtout pas aux femmes", ajoute-t-elle.
Avant d'être cadre et chef de projet chez L'Oréal ainsi que fondateur et président de "La Voix des Réfugiés", Karam Hassan a d'abord traversé la Méditerranée pour fuir l'oppression au Soudan. De l'Égypte à la Sicile, en passant par la jungle de calais et Arras, il raconte son récit à travers son livre "Un rêve plus loin". Il est notre invité en première partie d'émission.
Puis nous accueillons en visio Alexis Levrel, coordinateur de l'association "La Porte Ouverte"' à Laval dans le département de la Mayenne, qui a pour mission d'accueillir 7 jours sur 7 les personnes en situation de grande précarité.
Une professeure de lettres, Cécile Roy, propose à ses élèves de revisiter Les Précieuses ridicules. Très vite, ce projet pédagogique se transforme en véritable aventure humaine, où les débats s'ouvrent et les consciences s'éveillent, que la caméra de Fanny Guiard-Norel capte pour en faire un film : "Précieuse(s") sort en salles ce mercredi.
À travers la pièce de Molière, ces élèves s'emparent de sujets qui résonnent encore fortement : patriarcat, place des femmes, liberté de parole. La scène devient un espace d'expression et de transformation de soi. On en parle avec Fanny Guiard-Norel, réalisatrice de "Précieuse(s)", et Diama Sebor Sylla, élève participante au documentaire
Et si la poésie était d'abord une manière de dire non ? Avec "La révolte en poésie", Isabelle Pandazopoulos, l'invitée de cette émission, compose une traversée puissante d'Homère à nos jours, où les mots deviennent des gestes, et les vers des prises de position.
Parler aux jeunes, ce n'est pas simplifier, c'est oser l'intensité. Ces textes montrent que la poésie peut encore toucher, déranger, réveiller, donner des mots à ce que l'on ressent confusément, lire, prendre le temps, comprendre... Aussi, la poésie devient un espace pour penser le monde et pour se tenir face à lui, debout.
Les voix des femmes occupent une place centrale dans cette anthologie. Elles disent l'oppression, l'émancipation, le corps, la liberté, l'urgence de parler. La révolte s'écrit aussi au féminin, avec une force dont on a profondément besoin aujourd'hui.
Notre rapport à l'argent est-il conditionné par notre genre ? Le dernier baromètre "Argent de poche et inégalités", publié le 4 mars par le Teenage Lab by Pixpay, souligne que les inégalités en matière économique se mettent en place dès l'enfance. Pour en parler, Angèle Jannot, docteur en sociologie, chercheuse à l'Institut national d'études démographiques (INED) et au CRESPPA-CSU, et Vida Konikovic, directrice générale de la Cité de l'Économie, sont les invitées de la première partie de l'émission.
Ramper, se redresser, trouver l'équilibre... Ce sont les premières étapes clés de la motricité de l'enfant. Mais saviez-vous qu'elles ont un impact majeur sur son développement émotionnel et cognitif ? Explications avec Cécile Mathieu, ostéopathe, posturologue et autrice.
En France, alors que plus de 33 000 jeunes sourds sont scolarisés, beaucoup rencontrent encore des difficultés dans l’apprentissage du français écrit. Mais comment expliquer cette réalité et que peut-on faire concrètement pour que ces élèves ne soient plus laissés de côté ? Pour y répondre, l’entreprise sociale Sign&Oz propose un accompagnement extra-scolaire en langue des signes : remise à niveau en français écrit et aide aux devoirs, le tout à distance via une plateforme dédiée. Une approche pensée pour mieux soutenir ces élèves dans leur parcours scolaire. Nous en parlons avec sa cofondatrice et gérante Manon Villot.
« J’avais 15 ans. Je croyais l’aimer. Je me taisais. » Dans son livre, Capucine Coudrier raconte les violences conjugales qu'elle a vécues à l’adolescence : l’emprise, la peur, la honte, et le long chemin pour comprendre que ce que l’on vit n’a rien d’une histoire d’amour, et qu’à 15 ans aussi, on peut être victime.
Avec son compte @ovairestherainbow, elle a également créé sur les réseaux un espace pour parler de violences, de consentement, de domination, et offrir des repères à celles et ceux qui en ont besoin. Se reconstruire, ce n’est pas effacer. C’est apprendre à vivre autrement, et à transformer son histoire en trajectoire de lutte, de transmission, et peut-être même d’espoir. Capucine Coudrier est l'invitée de Patrice Boisfer.
Comment parler du corps, de l’intimité et du consentement aux plus jeunes ? À l’occasion de la semaine de l’égalité filles-garçons à l’école, nous revenons sur l'EVARS, l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, désormais intégrée dans les établissements primaires et secondaires. Pour Alice Lamoureux, formatrice sur ces questions, cette sensibilisation commence même plus tôt, dès la petite enfance.
En seconde partie d'émission, cap sur l’Antarctique avec le programme "Under Antarctica", un outil éducatif pour mieux comprendre le rôle des glaciers dans l’équilibre climatique. Nous en parlons avec Matthieu Klitting, directeur et cofondateur de l’association "Témoins polaires" qui sensibilise les jeunes à la transition climatique par le prisme des glaciers.
Mélissa Anton vit avec son arrière-grand-mère de 101 ans et raconte cette surprenante colocation sur les réseaux sociaux, derrière le pseudonyme de Mel & Fernande et dans l'ouvrage « En la regardant vieillir, j'ai appris à vivre », paru le 4 mars dernier aux éditions Fayard.
Avant d’habiter avec son arrière-petite-fille, Fernande passe un mois dans un EHPAD. Un mois durant lequel Mélissa Anton note plusieurs dysfonctionnements et se rend compte que rien n’incite les résidents de l’établissement à sociabiliser ou ne les stimule.
« Très clairement, ils le disent : "tous les jours, ils attendent que ce soir le dernier" », ajoute Mélissa Anton.
Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, focus sur la montée du masculinisme. Dans son dernier rapport, le Haut Conseil à l’égalité alerte sur un phénomène devenu un véritable enjeu de sécurité publique. Sur les réseaux sociaux, les discours antiféministes et sexistes se diffusent largement, notamment auprès des adolescents, au sein de la “manosphère”, ces communautés qui revendiquent la domination masculine. Nous en parlons avec Christine Castelain-Meunier, sociologue au CNRS et autrice de "Et si on réinventait l’éducation des garçons ?", et Blandine Métayer, vice-présidente de l’association "Ensemble contre le sexisme".
En seconde partie, place à celles qui ont contribué à l’exploration spatiale. La journaliste et écrivaine Sylvie Dodeller rend hommage à ces femmes, astronautes et astronomes, longtemps restées dans l’ombre, dans son livre "Space Girls".
Un siècle les sépare, mais une complicité rare les unit. Mélissa et son arrière-grand-mère Fernande ont transformé leur quotidien en une aventure humaine faite de rires, de confidences et de transmission. Leur histoire, racontée dans "Mel & Fernande – En la regardant vieillir, j’ai appris à vivre", est devenue un succès viral, touchant des millions de personnes par la sincérité de leurs échanges. Quelles leçons de vie tirer de ce lien intergénérationnel précieux ? On en parle sur le plateau de Patrice Boisfer avec notre invitée Melissa Anton, autrice et créatrice de contenus.
À deux semaines des élections municipales, les acteurs de l’éducation populaire appellent les candidats à investir davantage dans l’engagement de proximité. Les Maisons de la Jeunesse et de la Culture, qui accompagnent chaque année près de 4 millions de personnes dont la moitié ont moins de 25 ans, plaident pour un soutien renforcé. Nous en parlons avec Patrick Chenu, directeur général des MJC de France.
En seconde partie, rencontre avec David Inquel, ancien champion de France de judo devenu entrepreneur dans l’enseignement supérieur. Co-président d’Imagine Campus aux côtés de David Douillet, il défend un modèle qui vise à lever les freins financiers à l’entrée dans les grandes études et à réduire les inégalités d’accès.